Durant ce dernier mois écoulé -15 Juin au 14 Juillet – les vignerons se sont attachés aux tâches de relevage de la vigne.
La vigne est une plante dont les rameaux ont une croissance indéfinie en longueur. Sans intervention, ces rameaux s'allongent, s'alourdissent et finissent par ramper au sol ou s'attacher aux ceps voisins. Il s'agit donc d'attacher les sarments puis de couper les longueurs excessives.
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Reprenons d'abord le mode de relevage traditionnel en Beaujolais, propre à la taille gobelet : le cep relevé. Les sarments sont regroupés au sommet et attachés avec un lien naturel (osier, rotin, jonc).
Ce mode de relevage nécessite une taille fournissant une base large - en forme de gobelet – et équilibrée (les traits blancs soulignant cette architecture sur la photo). Ensuite lorsque les sarments souples et fragiles sont regroupés et attachés au sommet, l'ensemble reste stable malgré le poids ultérieur des raisins ou malgré les périodes ventées (les traits verts soulignent la forme conique que prend alors l'ensemble des sarments fruitiers).
En principal inconvénient, citons le manque d'éclairage et d'aération pour les jeunes vignes dont les ceps sont riches en sarments annexes et en feuilles larges.
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D'autres alternatives existent pour les vignerons : ils peuvent mettre en place soit un équipement temporaire (ficelles tendues entre deux piquets à l'extrémité de chaque rang) ou permanent (fil de fer) pour les vignes produisant plus de bois et de feuillage.
Ce mode de conduite améliore l'état général des vignes les plus vigoureuses mais il permet également une intervention plus rapide au moment opportun du relevage (ou même un décalage par rapport à la plus intense période avec une première intervention de pré-relevage juste avant (pour se prémunir de casse au cas où le vent se lève) et une seconde après pour finaliser le relevage avec des sarments d'autant plus longs). Enfin, le cisaillage peut alors se faire avec une machine puisque les ceps sont bien alignés.
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Enfin, il est possible de ne faire qu'un écimage (rognage en langage plus courant !) des pousses les plus longues sans aucun lien (rognage libre ou « vignes au carré »). En respectant le volume du cep au-dessus et autour pour avoir une longueur de sarment suffisante, ce type de conduite de la vigne nécessite à la base que la vigne « se tienne bien » : des sarments peu poussants, résistants et bien ancrés au vieux bois, pour qu'ils gardent un port dressé durant la période de végétation estivale et puissent résister au poids du raisin jusqu'à maturité du raisin –sans que ceux-ci ne descendent toucher le sol en risquant d'être abimés.
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Encore une fois, le choix du mode de conduite revient au vigneron : Par son expérience, par sa connaissance de ses parcelles de vignes, par leur historique, il applique un mode de relevage qui vise une qualité optimale du raisin au moment de la récolte. C'est également un compromis entre le temps disponible restreint durant cette période et l'efficacité –voire la perfection– en vue du meilleur résultat final.
Pour les vignerons de terroirs, dans le respect des traditions du terroir et de la vigne, il s'agit de conserver le maximum de feuillage (usine à sucre, photosynthèse et donc concentration du raisin) : D'où des ceps attachés et cisaillés à la main, ou des palissages sur fil ou ficelle pour les vignes jeunes et vigoureuses.
Enfin les cisaillages « au carré » sont uniquement retenus pour les vieilles vignes avec une bonne tenue des sarments et peu de bois. Elles gardent néanmoins beaucoup de feuilles par rameau.
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Aujourd'hui, à mi-parcours entre la fleur de vigne et la maturité c'est-à-dire, les vendanges, l'observation des vignes laissent envisager une belle récolte potentielle, avec peu de grappes de raisins par pied, voire des grappes incomplètes et un feuillage important (ce feuillage est encore très vert malgré les menaces des maladies avides des temps pluvieux)…
... et encore beaucoup de soleil à venir sur le beaujolais durant le reste de l'été.
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